
L’exclusion sociale
La lèpre a souvent des conséquences sociales dramatiques. Les collaborateurs d'Action Damien attachent beaucoup d’attention à « l’homme derrière le patient ». Ils préviennent l’exclusion et font en sorte que les malades de la lèpre puissent réintégrer la société. Une nécessité absolue !
La lèpre : un problème social
En effet, un lépreux n’est pas un malade ordinaire aux yeux de son entourage qui préfère l’éviter et même le rejeter. Parce que la maladie l’enlaidit. Et parce que nombreux sont ceux qui considèrent la lèpre comme une punition infligée par une puissance supérieure. Résultat : l’isolation sociale du malade !
Chez nous aussi
Ce phénomène était également courant dans nos contrées. Au Moyen-Âge, il était interdit aux lépreux d’avoir des contacts avec la société extérieure. Ils vivaient dans l’isolement le plus total. Et lorsqu’ils se déplaçaient, ils devaient annoncer leur venue de loin avec une crécelle ou des claquettes. Chacun pouvait ainsi s’éloigner à temps.
Une cloche autour du cou
Bien que la lèpre soit désormais complètement éradiquée chez nous, la maladie a aussi régné en Europe jusque dans les années 40. Ceux qui souffraient de la maladie étaient « jugés morts » par la loi et devaient se mettre au ban de la société. En Norvège, au début des années 1900, les malades de la lèpre devaient même porter une cloche à vaches autour du cou.
|