
Le DOTs en détails
Pour guérir, un malade de la tuberculose doit prendre deux à cinq médicaments différents par jour, pendant 6 à 8 mois. Il est très difficile de tenir ce rythme. Et nombreux sont ceux qui veulent arrêter ce traitement éprouvant dès qu’ils se sentent mieux. C’est la pire des choses à faire. La maladie reprend, en effet, de plus belle... et risque même de devenir résistante aux médicaments.
L’OMS promeut la stratégie DOTS
Pour prévenir ce risque, l’Organisation Mondiale de la Santé préconise l’application de la stratégie DOTS : un « traitement standard sous supervision directe ». Concrètement, pendant les deux premiers mois, le malade est tenu de prendre chacune de ses doses de médicaments en présence d’une infirmière ou d’un membre de sa famille. A la clé ? L’assurance qu’il prend bien tous ces médicaments.
Beaucoup mieux...
Action Damien aide les gouvernements de 16 pays différents à mettre la stratégie DOTS à la disposition des malades de la tuberculose. Selon les derniers chiffres de l’OMS, 77% des malades de la tuberculose au monde vivent dans des régions où le DOTS est disponible. Un net progrès par rapport aux 22% enregistrés en 1995.
Cinq éléments
Un programme DOTS complet se fonde sur cinq éléments essentiels :
- Le soutien actif des autorités locales dans le contrôle de la tuberculose
- Un diagnostic fondé sur la présence de bacilles de Koch dans les crachats
- Le traitement complet d’au moins tous les malades contagieux, sous supervision directe
- Une disponibilité totale des meilleurs médicaments
- Un système de rapportage standardisé
1. Le soutien actif des autorités locales
Sans la coopération des autorités locales, les nouveaux cas de tuberculose ne peuvent pas être dépistés. Et l’épidémie peut se propager davantage.
2. Un diagnostic fondé sur les crachats
Les symptômes cliniques et les radiographies ne suffisent pas pour confirmer ou infirmer une contamination avec certitude. Seule la présence de bacilles de Koch dans les crachats permet un diagnostic sûr. Dans les pays où le diagnostic n’est posé qu’à partir de radiographies, il arrive fréquemment que des personnes soient traitées alors qu’elles ne souffrent pas du tout de la tuberculose.
3. Un traitement complet
Les personnes qui présentent des bacilles de Koch dans les crachats ont plus de risques de mourir et sont extrêmement contagieuses. Elles peuvent facilement infecter une dizaine de personnes de leur entourage proche. Il est donc crucial que chacune suive un traitement complet de 6 à 8 mois et sous supervision directe.
4. La disponibilité des médicaments
Des médicaments très efficaces contre la tuberculose existent. Ils peuvent définitivement guérir 95% des malades. À condition, bien sûr, que les patients reçoivent leurs médicaments chaque jour, sur toute la durée du traitement. Il est donc essentiel que ces médicaments soient disponibles à tout moment et sans interruption.
5. Un système de rapportage standardisé
Tous les cas diagnostiqués doivent obligatoirement être rapportés. Il en va de même pour les résultats du traitement des malades. Seul ce système standardisé permet de suivre correctement et de modifier, si nécessaire, la manière dont nous luttons contre la tuberculose.
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